Coutumes

Les souks

Un souk est un marché forain éphémère, généralement hebdomadaire. C’est aussi un lieu de transactions commerciales. Il est presque toujours en plein air ; seuls certains souks des médinas sont parfois couverts.

Il existe des souks ruraux et des souks urbains. On y trouve tout ce dont les populations d’une société traditionnelle ont besoin. Les gens y viennent généralement pour s’approvisionner mais les campagnards y écoulent également les surplus de leur modeste production ou encore certains produits de plus forte valeur ajoutée, tels que le bétail, en cas de besoin d’argent liquide.

Les commerces y sont généralement organisés par quartiers et par branches commerciales suivantes : l’alimentation, l’habillement, l’équipement, les produits ruraux bruts, l’artisanat rural et les services. Les produits commercialisés reflètent bien le niveau de vie des zones où se tient le souk

Il faut généralement marchander, c’est-à-dire que les prix ne sont pas fixes et qu’il est possible de discuter avec le vendeur pour trouver un prix qui convienne. Les souks contiennent des boutiques, mais également des ateliers et parfois des habitations.

Henné

Le Henné, une tradition sociale qui date de l’antiquité.

Les vertus médicinales de cette plante merveilleuse sont aujourd’hui incontestables. Forme de tatouage varié et éphémère, le rituel du Henné se présente comme un phénomène à la fois esthétique et médicinal.

Au Maroc, le tatouage au Henné est passé d’un dessin traditionnel à quelque chose de plus moderne en gardant la même symbolique érotique. La mode s’est emparée de la symbolique pour l’étendre à plusieurs domaines : La Chanson, La Mode, Le Théâtre… Désormais, de plus en plus de jeunes à travers le monde se tatouent au Henné, séduits par la beauté de ses graphismes et surtout par son côté éphémère, car c’est là son atout majeur. Le tatouage au Henné reprend les motifs du tatouage classique, extrêmement douloureux qui marque le corps à jamais d’une trace permanente mais s’estompe au bout de 15 jours, permettant au tatoué de changer de dessins autant de fois qu’il le désire.

Ici un Henné que j’ai fait réaliser au Maroc

Les vertus du henné

Le henné est un atout de la beauté orientale aux multiples vertus. Il apporte aux cheveux une souplesse et d’une beauté exquise sans oublier qu’il purifie le corps et procure à la peau une sensation de velouté. On retrouve le henné régulièrement en  deux soins : capillaire et corporels.

Le henné soigne les cheveux, il agit sur la fibre capillaire qu’il enveloppe et fortifie. Les cheveux étant toujours exposés au soleil, au vent, à la piscine, ils perdent de leur éclat et se ternissent avec le temps, donc utiliser le henné comme masque capillaire redonnera à votre chevelure éclat et consistance. Le henné dépose une gaine protectrice sur les cheveux et les rééquilibre. Si le masque capillaire est appliqué sur des cheveux secs, ils deviennent moins ternes et moins cassants ; s’il est appliqué sur des cheveux gras il réduit la production de sébum et prévient contre la chute de cheveux.

Hammam

hammamÉlément indissociable de la société marocaine , le hammam est un bain de vapeur humide. Y venir, c’est s’immerger au cœur de la vie locale.Les hammams, aussi appelés bains turcs en Occident, sont constitués d’une première salle, à l’entrée, destinée à se déshabiller et se préparer.

S’en suivent, pour la plupart, trois pièces dans lesquelles la vapeur d’eau est plus ou moins dense et chaude et que l’on traverse successivement.La première est une pièce à température moyenne, appelée El Barrani. On s’y détend et on se laisse aller dans cette atmosphère humide, petit à petit, afin que le corps s’habitue à cette moiteur. Il s’en suit la pièce chaude « El Ousti ». Profitant des bienfaits de sa température élevée (50°), les personnes s’installent à même le sol sur une natte ou sur un rebord carrelé avec un gant de crin, du savon noir  et plusieurs seaux remplis au préalable d’une eau bien chaude.

C’est dans un épais nuage de vapeur que le corps, transpirant généreusement, est énergiquement frotté au gant de crin, se débarrassant peu à peu de ses impuretés et d’une abondance de peaux mortes. Enfin la plus chaude « El Dakli ». Particulièrement chaude, il est conseillé de n’y rester que 15 à 20 minutes. Ce changement de température accélère le processus d’élimination des toxines.

Ses bienfaits

On en ressort, repassant tranquillement d’une pièce à l’autre jusqu’à la salle d’entrée afin de se rhabiller et, le corps et l’esprit comme éthérés, se relaxer doucement avant de repartir dans les ruelles mouvementées du quartier.

Débarrassée de ses toxines, la peau, d’une douceur sans pareille, respire et rayonne dans toute sa splendeur. Un sentiment de sérénité et de bien-être profitera même aux esprits les plus stressés.

Au Maroc chaque quartier d’une ville, quelle qu’en soit l’importance, dispose d’au moins un hammam, mais reste plus rare dans certains petits villages. Les hammams ne sont pas mixtes. Ils disposent, soit d’une partie réservée aux hommes et d’une autre réservée aux femmes, ou d’horaires aménagés en alternance. Compter 8 à 10 Dh ( entre 0,80€ et 1 € )l’entrée et 20 à 50 Dh (entre 2 € et 5 €) pour un massage.

Nourriture

cours-de-cuisine-marocaineLa cuisine marocaine est l’une des plus riches et savoureuses qui soient. Les Bédouins ont introduit les dattes, le lait et le pain. Les Maures ont apporté les ingrédients de la cuisine andalouse (olives, huile d’olive, noisettes, amandes, fruits et herbes aromatiques), tandis que les Arabes ont enrichi cette gastronomie de la saveur des épices, comme le ras el-nahout, subtil mélange utilisé pour relever les tajines.

L’influence berbère se retrouve dans les plats les plus répandus. Le plus connu est le couscous, où se côtoient les saveurs de la semoule cuite à la vapeur, de la viande, de légumes parfumés et d’un condiment épicé, la harissa. Les délicieux tajines sont des ragoûts de viande parfumés aux herbes aromatiques et longuement mijotés dans des plats en terre cuite. Il en existe une infinie variété. Poulet-citrons confits et agneau-pruneaux-amandes sont les plus courants. Le m’choui (méchoui) est un agneau rôti entier, traditionnellement accompagné de brochettes de foie et de cœur d’agneau. Autre spécialité berbère, la harira est une soupe épaisse préparée avec de la viande de mouton, des lentilles, des pois chiches, des oignons, de l’ail, des herbes aromatiques et des épices. Elle est traditionnellement servie pour rompre le jeûne, lors du ramadan. La pastilla est certainement l’un des plats les plus raffinés de la cuisine marocaine. Il s’agit d’une tourte au pigeon agrémentée d’œufs et accompagné de citron, d’amandes, de cannelle, de safran et de sucre, que l’on cuit au four dans de fines feuilles d’ouarka (brick).

Le choix de pâtisseries est très vaste : elles sont en général à base de miel, d’amandes, de cannelle et de fleur d’oranger, et délicieuses avec un thé à la menthe.